En bref

Quand un auteur s’empare d’une brève tirée d’une rubrique de faits divers, il ne fait qu’écrire ce que tout lecteur pourvu d’un peu d’imagination pourrait lire entre les lignes.

 

Patrick L’écolier, le taulier des éditions zonaires, invite plusieurs auteurs (Danielle Akakpo, Désirée Boillot, Benoit Camus, Emmanuelle Cart-Tanneur, Jacqueline Dewerdt-Ogil, Joël Hamm, Patrick Ledent et Bibi) à dévoiler leur propre vérité dans cet ouvrage collectif intitulé Brèves revisitées.

On y retrouvera ma version d’une certaine actualité dans : Tasmania Airlines, Un jouet et Une nouvelle idée de La Poste.

 

La bande-annonce du livre, c’est ici.

Quelques brèves : Mort d’un paysan révolté, l’éleveur en fuite tué par les gendarmes. Des cambrioleurs s’introduisent par effraction dans un funérarium et y dérobe les bijoux d’une défunte. Il tue son chien parce qu’il lui faisait penser à son ex-compagne. Climat social : 61% des jeunes prêts à se révolter. Dix boîtes aux lettres volées en un mois et demi, La Poste victime d’un collectionneur ? Il héberge des demandeurs d’asile : un curé au tribunal. Saint-Cyr-au-Mont-d’Or : un cambrioleur ivre s’endort sur le canapé du salon. Drogué, il tente d’écraser quatre jeunes avec sa voiture. Elle avait fait cuire son mari : une septuagénaire interpellée à Longwy. SNCF : deux mille rames TER flambant neuves, plus larges que les précédentes, ne passent pas dans les gares les plus anciennes, mille trois cents quais à raboter. Un fourgon d’une compagnie de CRS basée à Vaucresson (Hauts de Seine) mystérieusement volatilisé alors qu’il était garé dans l’enceinte sécurisée de l’unité. 128 ans après, une sauterelle morte découverte incrustée dans Les Oliviers, un tableau peint par Van Gogh en 1889 à Saint-Rémy-de-Provence, où il était interné. Le nombre de SDF a augmenté de 50 % en trois ans. Une équipe de chercheurs a découvert les plus vieux spermatozoïdes fossilisés de crustacés datant d’il y a 17 millions d’années. Etc.

Brèves revisitées, 88 pages, 12 euros + frais de port

à commander sur : zonaires.com

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Ma parole !

 

En écho à la publication de la revue 813 consacrée à la nouvelle française, la Noiraude (le fonds spécialisé de nouvelles noires et policières francophones) publie sur son blog les souvenirs d’anciens combattants du concours de nouvelles récompensées chaque année au Festival de Lamballe Noir sur la ville.

 

 

J’ai le plaisir d’essuyer les plâtres de cette rubrique toute neuve :

Parole de lauréat(e)s.

 

Surveillez les autres paroles à venir. La noiraude a le mufle fin, du beau monde !

Tsunami

C’est une tradition maintenant bien ancrée chez Les Pontons Flingueurs, le festival du polar du lac d’Annecy, les auteurs des promotions précédentes passent le témoin aux suivants sous la forme d’un recueil inédit de nouvelles noires.

 

J’avais eu le plaisir de faire partie de la cuvée 2015. Pour l’édition 2017, j’ai donc répondu à l’appel en signant une nouvelle intitulée Tsunami.

 

Les trois premiers opus (Les Pontons Flingueurs #1, #2 & #3) sont déjà disponibles gratuitement en format numérique sur les plateformes de commerce électronique.

Pour Les Pontons Flingueurs #4, ça ne saurait tarder.

Dans le chaudron

Une légende irlandaise raconte qu’on trouve au pied des arcs en ciel, un chaudron rempli d’or.

Moi, au pied d’un Arc en Ciers, dans un CDI (Chaudron Des Initiés), j’ai trouvé des pépites. Elles étaient originaires de 4e B ou du club lecture du Collège Arc en Ciers de Les Avenières (38).

Ce fut un plaisir de rencontrer des élèves enthousiastes, de répondre à des questions pertinentes, de découvrir de belles inventions lors des ateliers d’écritures (Parce qu’en plus, l’invité que j’étais s’est permis de faire travailler ses hôtes, aucun respect !). Bravo à tous et merci pour votre écoute et votre curiosité !

Un grand merci également à Christelle Brisa-Mathis, professeur documentaliste du collège, qui fut à l’initiative de cette rencontre et qui suscita en amont et de main de maître l’envie et l’attente propices à la rencontre et au partage.

Les textes du défi d’écriture (l’aller et le retour) sont lisibles ici.

                                              Photo : C.B-M

Bonnes vacances !

Comme Un Lundi (le retour)

 

 

 

Réédition d’une de mes nouvelles intitulée Comme un lundi par les Éditions du Horsain à l’occasion du 15e Festival Polar à la plage (Le Havre). Un splendide recueil intitulé Du noir en stock qui rassemble les nouvelles lauréates du concours d’écriture Les Ancres Noires depuis 2003.

 

 

Au mois de juin, au Havre, trainer du côté du front de mer peut être l’occasion de profiter du salon (programme).

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, vous pouvez même le faire en musique (ici), et retrouver aussi un texte mien et ancien, Paradis Immobiles, mis en musique lors du festival 2015.

 

 

Évalie lit

Voici ce qui arrive quand on propose Caminar à une jeune lectrice insatiable qui : 1/ porte le prénom d’une héroïne de roman (Les habitants du mirage d’Abraham Merrit) 2/ n’a pas sa langue dans sa poche :

 

Mr Chappey,

Une très belle histoire avec des mots très justes. Je crois que c’est ce que je vais le plus retenir : les mots que vous avez réussi à hyper bien placer (cf « le millefeuille de couillons » au tout début du livre, j’ai adoré).

Même si, au début, je n’ai pas trouvé l’histoire exceptionnelle, lorsque je l’ai terminée, j’ai changé d’avis. C’est une histoire très touchante et le personnage du grand-père est juste génial ! Vraiment… je n’en attendais pas moins de vous ! À quand la suite ?

Évalie G.

Merci Mademoiselle.

 

J’étais un auteur jeunesse bénévole

Pendant plus de huit mois, j’ai écrit mensuellement à mon éditeur Bertil Hessel pour demander le versement de l’à-valoir prévu par contrat sur les ventes de Caminar aux Éditions Oskar. Mes courriers s’ils n’étaient pas cérémonieux restaient toujours cordiaux et polis. Je recevais des réponses (quand j’en recevais) toutes aussi cordiales et polies, mais jamais accompagnées du versement.

Caminar, mon roman jeunesse, s’il ne rencontrait pas le succès, recevait un bon accueil, il était même sélectionné pour le prix Chronos 2017.

Bref tout se passait bien, j’étais un auteur jeunesse pas payé mais gentil, j’avais un éditeur jeunesse pas payeur mais courtois.

Mais au fil des jours, j’ai croisé des auteurs édités chez Oskar. Certains payés très en retard, d’autres pas payés du tout et depuis plus longtemps que moi. Le phénomène n’était apparemment qu’un secret de polichinelle et pas restreint à mon humble personne, pourtant malgré le grand nombre d’ouvrages publiés par Oskar Éditions chaque année, il perdurait.

Ici petite pause : pas de généralités ni d’amalgames, on ne met pas tous les éditeurs dans le même panier, on est d’accord.

Alors un jour, j’en ai parlé sur mon site d’auteur (Je suis un auteur jeunesse bénévole). Je ne parlais pas des autres auteurs concernés, je n’exposais que mon cas personnel. Comme je n’ai pas l’habitude d’agir dans l’ombre, j’ai envoyé le lien à Bertil Hessel, mon éditeur jeunesse. J’ai aussi utilisé une partie de mon tout petit carnet d’adresse pour inviter les gens à visiter le site (il n’est pas monétisé, mais l’inflation du nombre de vues a suffi à flatter mon ego).  Il y eut quelques réactions sur des listes de diffusion, sur un réseau social, des échanges de mail. Certains tombaient des nues, d’autres déjà au fait ne s’en étonnaient pas. Rien de bien impressionnant, un tout petit bruit, même pas un minibuzz. L’étourneau que je suis n’avait pas provoqué le branle-bas dans Landerneau.

Et là ! Coup de théâtre ! Le 3 avril, deux petits jours plus tard… enfin !

Un ordre de virement bancaire émanant des Éditions Oskar, celui que j’attendais depuis un an, deux mois et quelques jours. Mon à-valoir !

J’étais payé !

640.78 € (enfin, pas encore des vrais sous, hein ! … seulement le papier qui disait que j’allais les avoir), mais bon, payé quand même ! Presque payé quoi **. Donc presque content.

Et viré.

Dans le même courrier, Bertil Hessel m’avisait que (je cite) …suite à votre demande de paiement (justifiée), ainsi qu’à votre alerte publique sur Internet…  il m’adressait également un document de restitution des droits d’édition de CAMINAR qui mettait fin à notre collaboration au 31 décembre 2017.

(pour les gens pas trop au courant des mécanismes de l’édition « mettre fin à notre collaboration » se traduit par « les stocks restants de L’OUVRAGE seront soldés » ou bien « Caminar est mort, c’est bien fait, fallait pas réclamer », comme vous voulez. Le livre ne sera plus disponible après le 31/12/2017, si vous l’achetez au prix fort après cette date sur une plateforme quelconque, c’est qu’ils auront eu la flemme de l’envoyer au pilon)

Et bah croyez-moi si vous voulez, mais j’ai trouvé ça bien, cette franchise désarmante. Pour la première fois depuis la signature du contrat, c’était limpide, je comprenais enfin où j’avais mis les pieds… enfin le stylo.

Moralité (à l’usage des auteurs en attente de paiement chez Oskar Éditions) :

Réclamer (pas trop fort) c’est bien,
le faire savoir c’est mal.

*Illustration : Les Trois frères de Bernard Campan et Didier Bourdon, 1995.

**Le premier ordre de virement du 3 avril 2017 n’était pas provisionné… Après un nouveau rappel de ma part et un second ordre de virement, l’à-valoir de mon roman Caminar m’a été payé le 4 mai 2017… 18 mois après la date de parution. Prochain épisode, l’arrêté des comptes prévu pour fin juin 2017. A suivre…

Je m’engage à réactualiser la page le jour où Bertil Hessel, responsable des Éditions Oskar me fera parvenir ce fameux document d’arrêté des comptes comme il y est engagé contractuellement . Si vous lisez ces quelques lignes de conclusion, c’est que tel soeur Anne… je ne vois rien venir.

Je suis un auteur jeunesse bénévole

Résumons : un auteur (moi) signe un contrat de publication avec un éditeur (Oskar) en juin 2015. Le contrat stipule que l’auteur recevra un à-valoir de 700 € (634.82 € après paiement des cotisations Agessa) au plus tard le 31 janvier 2016, trois mois après parution de l’ouvrage. L’éditeur s’engage à produire un arrêté des comptes chaque 31 décembre des années suivantes (état des ventes pour éventuel versement de 5 % de droits d’auteurs : 66 centimes par livre vendu au-dessus de 1000 exemplaires).

Un contrat d’édition très classique pour un ouvrage de littérature jeunesse.

Ce billet pourrait être un poisson d’avril. J’aurais aimé qu’il en soit un. Mais aujourd’hui 1er avril 2017 et malgré mes relances épistolaires mensuelles auprès de Bertil Hessel, responsable des Éditions Oskar et des promesses de paiement réitérées, 1 an 2 mois et 1 jour après l’échéance, le bilan est simple : RIEN.
Ou comme pourrait dire en Béarnais, le personnage de Caminar, l’ouvrage publié chez Oskar Éditions : ARREN ! Pas de versement de l’à-valoir. Pas d’arrêté des comptes. 0 €

Caminar est sélectionné pour deux prix littéraires en 2017, il est toujours disponible en librairie.
Les lecteurs achètent ou ont acheté un livre, l’auteur n’a pas été payé pour l’écrire.

*L’affiche détournée est celle du film d’Isabelle Czajka, D’amour et d’eau fraîche, août 2010. Toutes mes excuses à elle, no harm intended.